L'atelier Batucada
Les cours Batucada
La BBaC propose dans le cadre de son atelier, une pédagogie et originale, adaptée aux musiciens amateurs qui participent au cours Batucada.
Inspirée de la méthode O’passo et des apprentissages par la pratique, elle permet au plus grand nombre, de s’imprégner des fondamentaux des rythmes de la samba, tout en acquérant des outils simples de compréhensions.
Cette page met à disposition les vidéos et partitions, ou vous pourrez retrouver les contenus des cours :
Le Samba Enredo
La signature rythmique de la Batucada dans le Samba Enredo est une composante essentielle de cette forme musicale. Cette trame rythmique est complexe, précise est créer par un ensemble d’instruments spécifiques, chacun jouant un rôle unique dans l’orchestration du Samba.
Le rythme des Sambas Enredos est en rythme binaire, c’est-à-dire divisible par des multiples paires, pour l’essentiel, ils sont composés principalement sur 4 temps (On parle de 4/4, 4 temps dans la mesure).
Ils intègrent, bien sûr, de nombreuses variations et nuances, qui viennent faire chalouper et décadencer la structure du 4/4 par des apports de rythmes ternaires (divisible en 3) pour donner du trinaire.
Composition de la Batucada
Le déroulé complet
Appel – Break1 – Congo – Break 2 (Partido Alto) – Refrao
Les pupitres en détails
Les breaks en détails
Ijexa
Le déroulé complet
Démarrage – Levada 1 et 2 – Final
Les pupitres en détails
Arrangements
Funk 150
Le déroulé complet
Démarrage – Break Mute – Interlude
Les pupitres en détails
Le jongo
Le Jongo est une danse afro-brésilienne centenaire, pratiquée dans les communautés d’anciens esclaves des plantations de café au XIXe siècle. Elle a presque disparu au XXe siècle en raison de l’urbanisation et de l’exode rurale massive vers les grandes villes brésiliennes.
Cependant, il a perduré dans de petites communautés, restées économiquement fragiles après l’abolition de l’esclavage et le déclin de l’industrie du café.
Aujourd’hui, les communautés afro-brésiliennes font revivre le Jongo dans une réappropriation identitaire, culturelle et historique : Un retour sur les racines profondes du Brésil.
Le Jongo représente une nouvelle forme d’expression afro-brésilienne dans le contexte de la globalisation du mouvement noir et de ses revendications politiques et culturelles contemporaines. Suscitant l’intérêt de nombreux acteurs culturels, universitaires et politiques, on retrouve aujourd’hui ce rythme dans le Samba Enredo, comme une référence à ce passé, tout comme dans d’autres formes de musiques actuelles, qui remettent en lumière ce pan de l’histoire multiculturelle de ce pays.
Cet entretient publié sur le site Tropicales, avec La Casa do Jongo da Serrinha, témoigne de cette engagement.
Negros dançando fandango (Jongo) no Campo de Santana
Rio de Janeiro – 1822 – Augustus Earle (1793-1838)
Les pupitres en détails
Barravento – (Ternaire)
Barravento est un rythme en 6/8, c’est à dire avec 6 doubles-croches dans la mesure :
|1 2 3 4 5 6 | 1 2 3 4 5 6 | 1 2 3…etc
Divisible par 3, c’est un ternaire.
Barravento est joué spécifiquement dans la tradition brésilienne du Candomblé Angola (Bantu), une autre composante importante à coté du Candomblé Yoruba, marquant des influences culturelles et des origines distinctes, à l’image des différents peuples africains déportés vers le Brésil entre le XVIe et le XIXe siècle.
Traditionnellement, rythmé par 3 tambours différents de type conga appelés Atabaques :
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- Le Rum grave, qui joue les variations
- Le Rumpi, médium, qui créer un remplissage syncopé en continuum
- Le Lé, aigu, imprime une base de marcação
- Une cloche vient ajouter sur la polyrythmie, un motif mélodique répétitif.
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Barravento est aussi un film de Glauber Rocha (1962), surréalisme brésilien des années 60, avec une immersion dans la tradition du candomblé au sein d’une communauté de pécheur de Bahia, confronté au regard incrédule de Firmino qui revient dans son village après un séjour en ville. Inspiré par de nouvelles idées, il méprise les rites du passé et dénonce ces traditions oppressives…
Dénonciation de l’exploitation sociale subie par les pêcheurs afro brésiliens et un hymne, témoignage de cette culture par les chants et les rythmes du Candomblé.
Voir le film en version originale
Les pupitres en détails
Ilê Aiyê
Ilê Aiyê Mundo Negro, est un groupe de musique brésilien formé en 1974 (Fondé par Antônio Carlos et Apolônio de Jesus) à Salvador de Bahia. Il est reconnu comme un bloco emblématique de la culture afro-brésilienne. Là où le Samba Reggae domine (Olodum, Timbalada…), ce bloco, propose un samba aux accents « Afro« , puisant ces inspirations dans le Candomblé mais se nourrissant aussi d’influences Africaine.
Ilê Aiyê, en yoruba, signifie « maison de la vie ». Initialement constitué de jeunes travailleurs du quartier pauvre de Liberdade, profondément ancré dans le Candomblé et revendiquant un communautarisme strict (Mundo Negro), le groupe a connu un développement significatif, atteignant environ 3 000 membres en 2007, avec une forte présence féminine.
« Les Blancs sont toujours les bienvenus lors des fêtes, des spectacles et des répétitions. Mais le défilé du plus beau Bloco dans le carnaval de Salvador, trouve sa beauté dans le groupement festif et l’exaltation des personnes à la peau noire et le restera. » – Ilê Aiyê – 2023
Ce bloco a un impact culturel majeur au Brésil en révolutionnant les normes vestimentaires, la musique et les perceptions raciales : La fierté de l’africanité dans la culture bresilienne. Les Afro-Brésiliens, à la peau sombre, sont encore souvent stigmatisés, mais le groupe contribue à l’autonomisation de ces populations en réhabilitant et célébrant par la musique, la culture et l’histoire africaines.
Le groupe défile chaque année au carnaval de Salvador, influençant avec son « groove » unique, des groupes à travers le monde. Il propose un rythme Ijexa, lié au candomblé, en lui apportant une forte composante « Afro« , contribuant, ainsi, à perpétuer la culture afro-brésilienne dans le monde d’aujourd’hui.
Les pupitres en détails
Marcha Pop
Les rythmes traditionnels du Samba ont toujours évolué continuellement en intégrant des éléments de fusion issus de divers genres musicaux. Ces apports de rythmes ont enrichi les traditions musicales existantes, en les rendant plus dynamiques et diversifiées. Cette fusion des styles permet d’explorer de nouvelles sonorités et textures musicales, tout en témoignant de la capacité du samba, tout au long de son histoire, à évoluer et à s’adapter aux influences culturelles changeantes, certaines écoles, comme MonoBloco, tisse ce lien entre traditions et modernités.
MonoBloco est bien plus qu’une école de samba à Rio de Janeiro : C’est une institution musicale révolutionnaire. Fondée en 2000 par un groupe de musiciens talentueux. Cette école située dans le quartier de Centro et Copacabana a rapidement gagné en popularité, en ajoutant, aux rythmes traditionnels du samba, des influences rythmiques modernes.
C’est aussi une école qui met en avant une pédagogie d’enseignement de la percussion, moderne et adaptée à la Batucada (Basée sur la méthode O’passo)
La musique de MonoBloco, à coté des formes de sambas classiques, emprunte aussi des rythmes pop/rock, comme le funk, ou le Ska, pour donner à la « Bateria » une dynamique originale. Par exemple, sur Taj Mahal du compositeur Jorge Ben Jor, le groov funky « Marcha Pop » jouer par la Batucada, donne au morceau une nouvelle énergie, plus actuelle.



















